Les infirmières anesthésistes ont-elles eu raison de bloquer la gare Montparnasse ?



Les méthodes radicales des infirmières anesthésistes, qui ont bloqué la circulation des trains de la gare Montparnasse mardi 18 mai, n’ont pas eu l’air de choquer outre mesure nos décisionautes. Ainsi 43,2% d’entre eux approuvent la manifestation des infirmières anesthésistes, contre 56,8% qui la condamnent. Est-ce à dire que les pratiques syndicales « dures » s’installent dans le monde hospitalier ? Déjà, au mois de mars, l’intersyndicale de l’AP-HP avait occupé le siège de l’assistance publique des hôpitaux de Paris, pour obliger la direction à ouvrir des négociations sur la restructuration du fleuron hospitalier francilien. Puis, dans de nombreux hôpitaux parisiens, des directeurs généraux avaient été séquestrés par des syndicalistes ou des personnels hospitaliers, pour exiger des négociations. Faut-il le déplorer ? En tous cas, l’AP-HP a porté plainte. Mais il n’empêche : ces méthodes, à la frontière de la légalité, donnent souvent des résultats. Ainsi, après le blocage de la gare Montparnasse, Roselyne Bachelot, ministre de la Santé, s’est dit prête à négocier la reconnaissance du diplôme de Iade au niveau master. Satisfaisant ainsi les revendications des manifestants infirmiers…

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