Le plan français contre la grippe A (H1N1) vous semble-t-il efficace ?



A une courte majorité, les décisionautes accordent leur confiance au plan français contre la grippe A H1N1. Cette courte majorité fait écho à la polémique qui a accompagné la présentation des mesures pour lutter contre une possible pandémie. Près de 1 milliard d’euros devraient être consacrés à l’achat de 96 millions de doses. Pour le professeur Marc Gentilini, spécialiste des maladies infectieuses, on assiste là « à une pandémie de l’indécence ». « Le poids qu'on attribue à la grippe A est indécent par rapport à l'ensemble de la situation sanitaire dans le monde. C'est une pandémie de l'indécence. Quand je regarde la situation de la planète, j'ai honte de voir tout ce qui est entrepris pour éviter cette grippe dont on ne sait que peu de chose », devait-il notamment déclarer à notre confrère le Monde. De quoi remettre en cause la vaccination massive de l’ensemble de la population. D’autant plus que le Haut conseil de la santé publique, sans remettre en cause le principe de la vaccination pour tous, a encouragé la priorisation vaccinale pour certains groupes de la population : les personnels de santé, médico-sociaux et de secours, puis les femmes enceintes à partir du début du 2e trimestre; l'entourage des nourrissons de moins de 6 mois; les nourrissons âgés de 6-23 mois avec facteur de risque; les sujets âgés de 2 à 64 ans avec facteur de risque. La ministre devrait faire connaître d’ici une quinzaine de jours sa stratégie vaccinale. En attendant, selon le Bulletin épidémiologique hebdomadaire du 8 septembre,  « selon les données du réseau Sentinelles, du 31 août au 6 septembre 2009 (semaine 36), l’incidence des consultations pour grippe clinique est en augmentation à 83 cas pour 100 000 habitants et se situe légèrement au-dessus du seuil épidémique (80/100 000 habitants). Ce léger dépassement du seuil épidémique devra être confirmé la semaine prochaine pour marquer une réelle évolution ».

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