La CME vote le plan de suppression d’emplois à l’AP-HP



A la grande surprise de tous, la conférence médicale d’établissement (CME) de l’AP-HP a approuvé aujourd’hui le 24 mars, l’état prévisionnel des recettes et des dépenses (EPRD) 2009, proposé avec un déficit de 95,5 millions d’euros. Il prévoit surtout une suppression de quelque 700 postes (administratifs), dont 350 ETP permanents et 350 ETP non permanents. L’effort sur les ressources humaines représenterait, selon Marie-Christine Fararik, secrétaire générale du syndicat Sud santé de l’AP-HP, une économie de l’ordre de 50 millions d’euros. « A cela s’ajoute la suppression de 1000 emplois entre 2009 et 2012, dont 600 au siège et 400 dans les hôpitaux de l’AP-HP, au titre de la mise en place du NSI (nouveau système informatique). » Interrogé par Décision Santé, un membre de la CME a justifié le choix de l’approbation de l’EPRD en arguant du fait que, en cas de refus, « c’est l’ARH qui aurait pris le pilotage de l’AP-HP ». Faux, lui répond un syndicaliste, puisque le vote de la CME est uniquement consultatif. Seul le vote du conseil d’administration, le 27 mars prochain, est décisionnel. « La CME a vendu son âme pour un plat de lentilles, avançait ce syndicaliste. Car l’EPRD prévoit la création de 53 postes médicaux. Les médecins passeront pour des vendus. » Le comité technique d’établissement (CTE) a voté à l’unanimité contre, à l’exception du SNCH, qui s’est abstenu. Le président du conseil d’administration de l’AP-HP, Jean-Marie Leguen, qui a dénoncé l’étranglement financier imposé à l’AP-HP par les pouvoirs publics, devrait également voté contre lors du conseil d’administration du 27 mars prochain.

 J.-B. G.

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