Faut-il fermer les blocs opératoires qui pratiquent moins de 1500 actes annuels ?



 

Les décisionautes sont partagés sur la fermeture des blocs opératoires qui pratiquent moins de 1500 actes : 53,9% y sont favorables, tandis que 46,1% s’y opposent. Auteur d’un rapport sur la question, fervent défenseur, pour des questions sanitaires, de la fermeture des petits blocs, le professeur Guy Vallancien avance des statistiques de morbidité inquiétantes : « Les chiffres existent, mais le ministère n'ose pas les publier. En ce qui concerne l'ablation d'une prostate pour cancer par exemple, les taux de mortalité sont 3,5 fois supérieurs dans les établissements qui en pratiquent moins de cinquante par an que dans ceux qui en font plus de cent. » Les petits hôpitaux font leur compte d’actes pratiqués. Et s’inquiète d’une éventuelle fermeture : il en va ainsi de l’hôpital d’Hazebrouck, dans le Nord de la France, qui a pratiqué 1380 actes en 2009. Le bloc devrait donc fermer. Problème : l’ARH a encouragé le maintien de la chirurgie, en arguant du fait que les activités et spécialités des différents hôpitaux, sur le territoire, sont complémentaires. L’hôpital doit-il fermer ? Force est de constater qu’en la matière, la tutelle devra procéder au cas par cas…

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