Faut-il, à l’instar des infirmières, réformer les retraites des cadres et praticiens hospitaliers ?



Voilà un sondage qui devrait faire plaisir à l’Elysée, qui s’apprête à négocier sur les retraites. Près de 70% des décisionautes (69,9%) souhaitent que la réforme des cadres et des praticiens hospitaliers s’aligne sur celle des retraites des infirmières. Rappelons qu’un accord signé début février prévoit que les infirmières, contre un supplément de rémunération de 2000 euros annuels, travaillent au-delà des 55 ans. Cet accord est la conséquence du passage en catégorie A des infirmières. Quatre fédérations syndicales de la Fonction publique hospitalière (FO, CFTC, Unsa, CFE-CGC) n'ont signé qu'une partie du protocole d'accord, tandis que trois (Sud, CGT, CFDT) l'ont entièrement rejeté. Le syndicat national des cadres hospitaliers (SNCH) a signé le protocole entier. Si le principal syndicat de cadres hospitaliers semble prêt à réformer les retraites, qu’en est-il des syndicats de praticiens hospitaliers ? Avant de parler de retraites, ces syndicats se mobilisent sur la réforme de la complémentaire Ircantec. Le SNPHAR (syndicat d’anesthésistes) dénonce, dans cette réforme de l’Ircantec, une baisse de 30% des retraites. Dans un communiqué diffusé le 22 févier, le SNPHAR réclame « des mesures d’équité entre praticiens hospitaliers temps partiel, temps réduit et temps plein, l’élargissement de l’assiette de cotisation IRCANTEC par l’intégration de toutes les astreintes, la valorisation du compte épargne temps dans un Plan Epargne Salarial, une pension de retraite pleine dès les 160 trimestres de cotisation pour les PH qui ont assumé pendant toute leur carrière la permanence des soins, l’instauration d’une sur-cotisation sur la permanence des soins, l’aménagement des fins de carrière afin de faciliter le maintien dans l’emploi pour les seniors, un taux de remplacement à au moins 60 % du dernier revenu d’activités ».

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