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Antoine Dubout, nouveau patron de la Fehap



Fait du hasard, Antoine Dubout, nouveau président de la Fehap, nous a accueillis en découvrant son bureau à la Fédération en même temps que nous. Antoine Dubout est modeste et réservé. Pourtant, à 60 ans, il a derrière lui un parcours professionnel plutôt significatif : ingénieur des ponts et chaussées (diplômés de Polytechnique), il a travaillé à l’administration de l’équipement en tant que directeur de port,  notamment à Boulogne-sur-Mer et Calais, puis œuvré dans l’immobilier (Sogima) et le logement social (Sageco, Logirem...). En 1998, il est sollicité pour entrer au CA de la fondation Hôpital-Saint Joseph à Marseille, dont il sera élu président en 2003. Assurément, son expérience managériale dans l’équipement, le portuaire et l’immobilier lui a servi quand il s’est agi de porter son regard sur le fonctionnement d’un hôpital. À ce sujet, la conviction est forte : « on ne gère bien une structure et ses hommes que si les responsabilités sont clairement définies. Le binôme président-directeur général joue un rôle fondamental. » S'agissant des projets pour la Fehap, il déclare que sa cooptation est trop récente pour en avoir déjà. Toutefois, il compte bien s’inscrire dans la continuité de son prédécesseur, Emmanuel Duret, et mettre en place le projet stratégique voté il y a peu. Car « ce qui fait la force de la Fehap, c’est la continuité entre le social, le médico-social et le médical, et elle est la seule à couvrir l’ensemble de ces champs ».Homme de convictions, il aime à rappeler la pertinence du modèle privé non lucratif : d’une part la responsabilité, la gouvernance claire et l’équilibre financier, de l’autre, le bénévolat, le réinvestissement des capitaux propres et l’accueil de tous. En tant que chef d’entreprise, il prétend s'inscrire dans la lignée de ces valeurs. Pour lui, ce mode de fonctionnement, lorsqu’il est abouti, peut conduire à des innovations très importantes. Ainsi, à Saint-Joseph, la séparation de la fondation et de l’hôpital a permis à la première de retrouver ses valeurs d’origine : accueil des gens sur le trottoir,  temps donné bénévolement, prise en charge des dépassements d’honoraires… Sont-ce ses croyances de catholique pratiquant qui créent chez cet homme le souci de réactualiser les valeurs immatérielles ? En tout cas, l’humanisme et l’altruisme sont au cœur de ses projets. Espérons que son mandat sera à la hauteur de ses principes.

Barbara Petit

 

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